Google tue la presse, les blogueurs s’en sortent

Le 2 septembre 2009

Réponse par les chiffres à l’article de narvic sur Google et la presse. Sur bonweb.fr, un annuaire, on a un taux de clic sur les pubs AdSense qui dépasse les 9%. Sur coZop.com, site d’actualité, on a un taux de clic de 1,5%. Chaque visiteur rapporte 6 fois moins à coZop, et même en réalité [...]

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Réponse par les chiffres à l’article de narvic sur Google et la presse. Sur bonweb.fr, un annuaire, on a un taux de clic sur les pubs AdSense qui dépasse les 9%. Sur coZop.com, site d’actualité, on a un taux de clic de 1,5%. Chaque visiteur rapporte 6 fois moins à coZop, et même en réalité 10 fois moins car les publicités affichées sur coZop sont moins rentables que sur bonweb.

Première conclusion : pour gagner sa vie avec de la pub au clic, un site d’actu doit faire un trafic dix fois supérieur à un site de recherche. C’est pas gagné quand on sait que produire de l’actu coûte cher là où faire de la recherche nécessite des robots. Qui emportera le match ? Pas difficile de deviner.

Sinon, comme je l’écrivais il y a quelques jours, nous autre blogueurs sommes aujourd’hui capables de dire merde à Google. Le grand méchant n’est plus le seul apporteur de trafic. Les réseaux sociaux ont même tendance à le dépasser, pour peu que nous soyons actifs.

En revanche, je ne crois pas que Google soit une mauvaise source de trafic en soi pour un blogueur comme pour un journal. Sur mon blog (voir tableau), les chiffres ne révèlent pas grand-chose. Mes lecteurs regardent 4,6 pages par visite quelle que soit la source de trafic (direct, Google, Twitter…). Le temps moyen par visite est en revanche deux fois plus faible pour les lecteurs qui arrivent de Google, donc ils sont plus pressés (et auraient donc tendance à cliquer moins si j’affichais des pubs). Le taux de rebond est supérieur pour Google par rapport à Twitter mais ce n’est pas significatif.

Il ne faut pas oublier que Google amène du trafic sans réel effort de notre part (c’est un peu fini le temps du truandage). C’est pas la même histoire sur les réseaux sociaux. Y être actif pour un journal a-t-il du sens ? Personnellement, sur Twitter, j’évite les journaux, je cherche à suivre des gens qui m’apportent des infos qui les ont frappées. Je ne m’abonne pas à des fils d’info mais à une espèce de connivence globale.

Quand j’envoie des tweets, certains buzzent immédiatement, d’autres tombent comme lettre morte. Je commence à comprendre comment les tourner pour qu’ils génèrent des RT mais je vois mal un journal réussir à créer du buzz sur tous ses articles, encore moins sur sa une. Il faudrait que chaque journaliste travaille chacun de ses articles sur Twitter et ailleurs. En gros, il faudrait que les journalistes deviennent des blogueurs. Encore un truc qui n’est pas gagné. Mais je ne vois guère d’autres pistes.

La seule porte de survie pour la presse est d’entrer dans le flux.

Article initialement publié sur Le Peuple des connecteurs

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