OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Tristan Nitot :||”Le web ouvert est important comme la démocratie dans la politique” http://owni.fr/2010/06/26/tristan-nitot-le-web-ouvert-est-important-comme-la-democratie-dans-la-politique/ http://owni.fr/2010/06/26/tristan-nitot-le-web-ouvert-est-important-comme-la-democratie-dans-la-politique/#comments Sat, 26 Jun 2010 10:01:57 +0000 Astrid Girardeau http://owni.fr/?p=20267 «Est-ce que le Web sera ouvert dans dix, vingt – voire dans cinquante ans ? Mozilla pense qu’il peut et doit l’être». Pour mener à bien ce combat, Mozilla a lancé Drumbeat, un projet qui vise à se faire rencontrer des communautés, créer des réseaux autours de projets ouverts et concrets. Le 1er juillet se tiendra, à Paris, le premier événement Drumbeat. L’occasion de rencontrer Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, et Henrik Moltke, responsable du projet Drumbeat en Europe.

Qu’est-ce que Drumbeat ? Quelle est sa mission ?

Tristan Nitot : C’est un ensemble de projets participatifs visant à promouvoir le web ouvert à une large audience. Pousser les gens à expérimenter, faire des choses concrètes et positives, et réaliser ce qu’est le web ouvert, décentralisé, participatif, public. A Mozilla, on a bien compris ce que c’est car on baigne dedans. Mais les gens ne l’ont pas compris.

Il y a quelques jours, j’ai écrit un article assassin sur l’iPad et ça a été une levée de boucliers. L’iPad est une magnifique machine mais elle a un caractère fermé qui est, à mon sens, vraiment dangereux pour la société. Et les gens n’ont pas les références pour se dire : « c’est brillant, joli, bien foutu, mais dangereux. » C’est normal car on est en train d’inventer le monde de l’informatique. On n’a pas le recul, la culture, le vocabulaire. Et les gens n’ont pas été éduqués pour penser format, indépendance du code. Pourtant ça n’est pas un luxe. C’est important comme la démocratie est importante dans la politique. Et si on ne fait rien, les grandes entreprises vont se contenter de traiter les citoyens en consommateurs.

Drumbeat est l’occasion de faire participer les gens, leur faire toucher du bout du doigt ces valeurs là. Leur donner envie, en mettant un peu d’eux-même dans les projets, de défendre cette idée de web ouvert.

Le web ouvert n’est pas un luxe.

Henrik Moltke : On essayer montrer que ça a un a sens de participer, que ça change les choses. Avec Mozilla, on s’adresse surtout aux développeurs et aux geeks. Avec Drumbeat, on essaie de s’ouvrir à des profils plus littéraires : enseignants, artistes, journalistes etc. Les gens qui viennent aux événements connaissent souvent déjà les Creative Commons ou Wikipédia, mais ne savent pas forcément comment le web peut rester libre.

Quels types de projets aidez-vous et comment ?

NM : Il y a des projets éducatifs, comme p2pUniversity, une alternative au cadre institutionnel de l’éducation. Il s’agit de cours en ligne gratuits pour tout le monde. Par exemple, Joi Ito [CEO de Creative Commons ndlr] y a donné un cours sur le journalisme. A Toronto, Crisis Commons utilise le logiciel Open Street Map pour voir comment se développe une crise et comment aider. Il y a aussi le projet Universal Subtitles de sous-titrage universel collaboratif. Et WebMadeMovies, un projet d’openvideo pour monter un documentaire collaboratif sur le web ouvert, avec un système de méta-données. C’est un peu un laboratoire pour les nouvelles technologies comme html5. Cela peut aussi toucher le social-networking avec des alternatives aux projets clos tel Facebook.

Quand un projet entre sur le site, le défi est de faire commencer la participation. Si on voit que les gens sont motivés, on lui donne plus de visibilité. Ensuite, s’il est bien développé, formulé, qu’il a un but concret, on donne de l’argent. Entre 5.000 et 50.000 dollars. Le plus important n’est pas l’argent, mais de faire le pont entre les communautés qui participent à un projet.

Comment voyez-vous évoluer ces valeurs de web ouvert, participatif, etc. ?

TN : Je ne sais pas si le web ouvert a gagné ou perdu. Déjà il faut que la bataille continue. Il ne faut pas baisser la garde. Car tout le monde est au boulot pour contrôler l’utilisateur. Les gouvernements qui ont fini par mal comprendre ce qu’était Internet, et font des lois qui ne vont pas souvent dans la bonne direction. Les sociétés qui vont s’approprier les logiciels libres pour faire des choses qui les rendent paradoxalement moins libres. Il a plusieurs fronts dans cette guerre, et le champ de bataille évolue constamment.

Parfois il y a des bonnes nouvelles, parfois des mauvaises. Par exemple, l’annonce récente de WebM, ex-VP8, est une victoire importante. Le fait que le code ait été libéré et d’avoir une alternative au h264, c’est génial ! On a bu le champagne ce soir là ! On ne peut que se féliciter d’avoir un format vidéo ouvert aussi libre que l’html. Mais la bataille n’est pas terminée, maintenant il va falloir libérer ce standard.

Tout le monde est au boulot pour contrôler l’utilisateur

Et de l’autre côté…

TN : Il y a toujours des épées de Damoclès avec les brevets logiciels en Europe, des lois crétines,etc. Il y a du pain sur la planche pour les décennies à venir. Les gouvernements vont mettre des années à accepter Internet. Les grandes manœuvres sur les médias français montrent à quel point il est important de contrôler l’information, et Internet aussi. Il y a également les entreprises. Aujourd’hui, 1,2 milliards de gens, donc les plus riches de la planète, sont connectés. En les influençant via le logiciel ou le service, ça peut être très lucratif. Les intérêts commerciaux sont tels que certaines entreprises ont plus d’intérêt à contrôler l’utilisateur qu’à lui donner la liberté. Ce qui ne veut par dire que le commerce, le web commerçant, est mal. Chez Mozilla, on est persuadé qu’il faut qu’il y ait les deux. Après on pense que la partie non-commerciale n’a pas assez de place, et notre vocation est de la soutenir.

Les données, la vie privée sont une monnaie d’échanges, et ça moins d’1% de la population l’a compris. Facebook peut être monstrueux. Des gens se font virer de Facebook, c’est-à-dire qu’ils perdent leur graph social, leur équivalent d’e-mail, leurs documents, tout. Et sans justice. Récemment au Maroc, un type a fait un groupe pour que, dans leurs cours, les professeurs de science respectent la laïcité. Des gens lui sont tombés dessus, et le groupe a été viré, le compte du fondateur supprimé. Il n’y a pas de vrai justice ! Pas un jury qui décide si c’est vrai ou faux. Juste un gars aux États-Unis ou en Inde qui fait «oula, il y a eu beaucoup de signalements pour ce truc là. Je supprime».

Ça montre bien qu’il y a énormément d’éducation à faire. Mais les gens s’en foutent de l’éducation. Il y a donc deux manières de l’influencer. Mettre un produit comme Firefox, où ces valeurs ont structuré le produit, dans autant de mains possibles. Il exsude ses valeurs et les gens en bénéficient. Car le code influence l’utilisateur, et ça aussi peu l’ont compris. Du coup, les concurrents sont obligés de s’aligner. Par exemple Safari qui permet le choix du moteur de recherche ou Microsoft qui se met aux standards du W3C. Donc, indirectement, d’autres en bénéficient. Puis il y a Drumbeat, un genre d’éducation déguisée. Faire vivre, s’imprégner de ces valeurs. Et c’est infiniment plus puissant que de prêcher dans le désert.

Facebook : Il n’y a pas de vrai justice !

Mozilla est longtemps restée éloignée des débats «politiques» autour d’Internet. Qu’en est-il ?

TN : Cela est lié à l’évolution du marché des navigateurs. Pendant longtemps on s’est auto-censuré en mettant toute notre énergie à simplement faire un meilleur produit. Face à un Microsoft immobile, ça suffisait. Aujourd’hui ce marché est reparti, il y a plein de concurrents (Google, Microsoft, Apple, Opera, etc.) et on s’en félicite. Mais, du coup, qu’est ce qui fait qu’on est différent? Pourquoi on fait ça ? Pourquoi on a monté Mozilla ? Il y a le produit, mais il y autre chose. Ça n’est pas une question d’argent, mais une vision politique de la vie de la cité numérique. Mais le terme “politique” est galvaudé, on a du mal à l’assumer. Et je ne saurai pas placer Mozilla sur l’échiquier politique ou sur un banc de l’Assemblée nationale.

Et le fait que Google communique de plus en plus sur l’open-source…

TN : Je ne pense pas qu’on a les mêmes motivations. On est en train de découvrir OS Chrome. Os Chrome, pourquoi pas. Mais il y a deux choses qui me défrisent complètement. D’une part qu’il n’y ait pas le choix du navigateur. D’autre part, et c’est vraiment inquiétant, la première chose qu’on doit faire quand on démarre l’ordinateur, c’est s’identifier auprès de Google. Si on ne s’identifie pas, la machine s’éteint. Et là, je pense que… c’est pas comme ça que Mozilla ferait pour dire les choses pudiquement.

Pourquoi faire ce projet seul, sans d’autres acteurs du web ouvert ?

TN : C’est l’approche Mozilla héritée du libre : “Release early, release often”. On a une idée, on voit comment ça marche, et puis ça fait écho. Nous ont rejoints la Shuttleworth, la Participatory Culture Foundation (ce qui font le lecteur Miro), la p2pUniversity, le OneWeDay. Et je suis sûr qu’on pourrait faire des choses avec l’Electronic Frontier Foundation et la Free Software Foundation. Il y a des tas de gens avec qui on partage de l’ADN. Et on espère qu’ils vont participer sur la base d’un projet qui les motive. Pas en s’appelant de président à président.

Que va t-il se passer le premier juillet ?

HM : Il y a les projets sur le site, des projets à plus haut niveau comme avec la Knight Foundation ou la Transmediale à Berlin, et puis il y a les événements locaux où les gens se rencontrent, travaillent ensemble. On veut que ça soit rigolo, social et pratique. Et n’importe qui peut très facilement faire la même chose à Perpignan ou Nantes. Il y a déjà des outils, et on est en train de développer un “Évènement kit”.
TN : On veut créer un genre de réseau où les gens apprennent à se connaître, se connectent, s’échangent des idées. Faire catalyseur. Il faut qu’il y ait une excitation. Et ça ne se fait pas par une grand messe, mais une rencontre humaine et horizontale.

Événement Drumbeat – Jeudi 1er juillet 18h-22h
La Cantine; 151 rue Montmartre
Passage des Panoramas, 12, galerie Montmartre Paris, 75002

Crédit : nitot


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Votre historique mis à nu http://owni.fr/2010/06/01/votre-historique-mis-a-nu/ http://owni.fr/2010/06/01/votre-historique-mis-a-nu/#comments Tue, 01 Jun 2010 14:05:43 +0000 Nicolas Kayser-Bril http://owni.fr/?p=17029 Facebook est célèbre pour ses atteintes à la vie privée. Google est souvent présenté comme une hydre assoiffée de données personnelles. Mais depuis plus 10 ans, nos navigateurs comportent des failles de sécurités béantes et potentiellement beaucoup plus dangereuses pour votre vie privée qu’un profil Facebook mal sécurisé.

Ci-dessous le résultat du scan de votre historique:

Quel internaute es-tu?

Votre personnalité révélée par votre historique de navigation.
URLs détectés
 

94% de navigateurs uniques

Le site Panopticlick, développé par l’Electronic Frontier Foundation (EFF), scannait les paramètres de votre navigateur (polices de caractère installées, liste des plugins etc.) pour en extraire une empreinte personnelle. L’étude réalisée avec les données récoltées a montré que 84% des navigateurs étaient uniques. En d’autres termes, votre navigateur ne partage son empreinte qu’avec 1 seul autre sur 286 777 ! Si vous avez installé Flash ou Java, c’est encore pire : 94% des navigateurs testés avaient une signature unique. Même si la signature évoluait dans le temps (mise à jour des plugins, par exemple), l’équipe de l’EFF était capable de lier la nouvelle signature à l’ancienne dans 99,1% des cas.

On peut gloser sur les cookies, qui permettent d’identifier les internautes et que la Commission Européenne cherche à encadrer, les moyens de suivre les internautes à la trace ne manquent pas.

Votre historique mis à nu

Dans la même veine, votre navigateur peut révéler votre historique de navigation à n’importe quel site, qu’il ait installé l’Open Graph de Facebook ou pas. En utilisant Javascript et les feuilles de style, 2 piliers du web depuis plus de 10 ans, on peut facilement déterminer quels sites vous avez visités.

Le site What the Internet Knows about You , démonstration la plus récente de cette faille, cherche certains sites dans votre historique de navigation et vous présente ses trouvailles (explications techniques ici).

Imaginez-vous dans la peau du webmaster du site du ministère de la Défense. Ca ne vous démangerait pas d’avoir une alerte à chaque fois qu’un utilisateur ayant visité les sites du Hezbollah ou  ayant téléchargé l’Insurrection qui vient débarque sur le site? Et que diriez-vous, en tant que chef de produit chez Meetic, d’une offre différenciée pour ceux qui fréquentent Oumma.com ou Gay.fr ?

On s’est essayé à l’exercice, en vous proposant un test de personnalité où seul votre navigateur répond aux questions. Le programme passe en revue une liste de 84 sites et détermine votre profil en fonction de ceux que vous avez visité.

Ne soyez pas vexé si le test n’est pas concluant. En effet, le script ne différencie pas les sites sur lesquels vous êtes passé une fois l’année dernière de ceux sur lesquels vous passez vos journées. En poussant un peu, on pourrait connaitre le nombre de pages visités sur chaque site, et ainsi raffiner le résultat. Mais votre historique ne stocke pas la date des visites (c’est déjà ça).

Alors, fail ou fake ? Une chose est sûre : quand il n’y a pas d’humain pour trier les données, les algo ne servent pas à grand-chose ;)


Photo CC Stéfan et Dunechaser

Retrouvez les deux autres articles de ce troisième volet du manuel de contre-espionnage informatique : Gorge profonde: mode d’emploi et Retour sur 10 ans de Big Brother Awards.

Retrouvez également le premier et le second volet de notre série sur le contre-espionnage informatique.

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Sors de ce navigateur, web abscons ! http://owni.fr/2010/03/30/sors-de-ce-navigateur-web-abscons/ http://owni.fr/2010/03/30/sors-de-ce-navigateur-web-abscons/#comments Tue, 30 Mar 2010 12:28:03 +0000 Cedric Motte http://owni.fr/?p=11184

Parfois, Twitter ou Facebook peuvent sembler aussi abstrait qu'un toile de Kandinsky. Image CC Flickr jArtshooter

Parfois, Twitter ou Facebook peuvent sembler aussi abstraits qu'une toile de Kandinsky. Image CC Flickr Artshooter

Pour de nombreux néophytes, les outils du web restent abstraits, contrairement au journal papier, ce qui constitue un obstacle à leur appropriation. La solution réside dans l’utilisation de petits logiciels ou d’applications, qui rendent concrets les sites et plus encore leur usage.

[titre alternatif envisagé (et bien plus clair :) : "Rendre concrets les usages web par les applications"]

Lors de diverses prestations de conseil ou de formation auprès des rédactions, on entend souvent : “Oui mais bon, Twitter, Facebook, les blogs, Internet, c’est pas très concret tout de même.”

Dans le fond, cette remarque est inepte, puisque les contacts que l’on crée avec ces outils sont réels. En gros :
- c’est par mon blog que j’échange des idées,
- c’est par Twitter que je communique au quotidien avec ceux qui partagent les mêmes centres d’intérêt,
- et c’est avec Facebook que j’entretiens (à peu près) mes amitiés.

Dans la forme, pourtant, cette remarque n’est pas du tout idiote. Assez vite dans la discussion on arrive à un bien triste : “Pour nous, néophytes, cela reste des sites Internet, on n’arrive pas à se les approprier”.

Si pour les plus à l’aise avec le web, le fait de se balader de site en site via les favoris ne pose aucun problème, pour beaucoup cela reste abscons.
Cette perplexité rejoint l’interrogation de ce vieux billet “Qu’est-ce qu’un objet sur le web ?“. Où l’on se demandait comment rendre palpable un site web, face à la réalité tactile d’un journal.
A l’époque, nous étions restés à l’étape du questionnement, mais depuis j’ai trouvé une réponse qui satisfait un peu plus mes interlocuteurs.

Pour rendre concret un site web, et plus encore un usage web, il faut qu’il y ait une présence physique sur l’ordinateur : un petit logiciel, une application.

Cette réponse n’est pas exceptionnelle, et elle se confirme par (au moins) trois tendances qui se confirment ces derniers mois :

- Twitter, et ses applications tierces qui permettent de suivre plus efficacement le flux de messages. Souvent dans mes formations, j’explique leur fonctionnement et pousse à leur installation.

Une logique que l’on retrouve notamment chez SkyNews, qui installe désormais par défaut Tweetdeck sur tous les ordinateurs de la rédaction. C’est, à mon avis, un message clair qui est envoyé aux journalistes : Twitter fait partie de vos outils, d’ailleurs hop, voilà vous l’avez à portée de clic, vous pouvez maintenant mieux l’utiliser.
Si vous êtes responsable web ou directeur technique, je ne peux que vous encourager à le faire aussi ;)

- l’iPhone, et son App Store. Ses utilisateurs ne craignent plus d’installer une multitude de petits logiciels en fonction de leurs besoins. Ils ont dans leur téléphone des repères faciles pour obtenir telle ou telle information. Ils veulent potentiellement la même chose sur leur ordinateur – en tout cas c’est ce qu’ils auront sur leur… iPad.

- Spotify, et sa qualité d’écoute. J’étais dubitatif sur l’avenir de Spotify à son lancement, non pas par l’offre musicale mais en raison de l’obligation d’installer un logiciel. Grande erreur : manifestement cela ne gêne pas grande monde, notamment parce que l’application permet une qualité d’écoute et une navigation au sein de la discothèque bien plus efficace qu’un site web. Résultat, j’entends parler de Spotify à la sortie de l’école dans une petite commune de 8.000 habitants, en province.

Sans dire que le web via les navigateurs va disparaître, il parait clair que les applications prennent du temps de surf disponible. Une potentielle bonne nouvelle pour les médias… Mais c’est une autre histoire dont nous allons très bientôt parler :)

Billet initialement publié sur Chouingmedia

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